Franz Stock, par-delà les barbelés – Lundi 6 avril, semaine sainte

Aumônier de trois prisons parisiennes sous l’Occupation, Franz Stock accompagna jusqu’au peloton d’exécution au Mont Valérien plus de mille prisonniers français de tous bords, otages ou résistants.

Quatre ans plus tard, en février 1948, cet humble prêtre allemand, précurseur de la réconciliation franco-allemande, expirait à son tour, seul, inconnu, sans une main amie, dans une pauvre chambre de la Salpêtrière, à Paris. Il faudra attendre plusieurs années, et une forte mobilisation de tous ceux qui le côtoyèrent, Allemands et Français, pour que cette rayonnante et si modeste figure sacerdotale —dont le procès en béatification est en cours — sorte de l’ombre. Tous saluent la mémoire d’un homme dont le regard plein de bonté et de douceur resta à jamais hanté par la vision des hommes qu’il avait assistés, on pourrait dire ‘tenus par la main’ s’il l’avait pu.

On lui avait confié le célèbre Séminaire des Barbelés, pour qu’il forme à la prêtrise des centaines de prisonniers allemands, en vue de la reconstruction et de la réconciliation après-guerre. Ce séminaire reçut le soutien de Mgr Roncalli, futur pape Jean XXIII. Sur les 950 séminaristes qui sont passés là, 630 sont devenus prêtres.

Trop souvent, nos prêtres sont critiqués ou suspectés ; aux critiques, osons montrer le vrai visage de ceux que nous connaissons, osons citer des exemples tel celui du père Franz Stock. Soutenons de toutes nos forces, ces serviteurs et ces passeurs de la Parole de Dieu.

Oui, prions

Nous te rendons grâce, Seigneur Jésus,  Pour tous ceux que tu as appelés à te suivre.  Dans notre monde, ils ont proclamé ton nom, Par leur vie, ils t’ont rendu témoignage.

(Prière pour les vocations sacerdotales, diocèse de Dijon)