Jésus et l’âne – Samedi 4 avril : les Rameaux

Un dimanche de printemps, Jésus quitte Béthanie avec ses disciples pour monter à Jérusalem. Le chemin est assez rude. Déjà la foule est sur ses pas, elle veut l’entendre. Partout on ne parle que de ses miracles et, surtout, de la résurrection de Lazare qui est toute récente. Arrivé près d’un village, Jésus s’arrête. Les quatre évangélistes ont relevé ce qui s’est passé là (Matthieu 21, 1-10 ; Marc 11, 1-10 ; Luc 19, 29-38 ; Jean 12, 12-16) : arrivé près de Bethphagé, Jésus dit à deux de ses disciples : « Allez à ce village d’en face. À l’entrée, vous trouverez un petit âne attaché, sur lequel personne encore ne s’est assis. Détachez-le et amenez-le. Si l’on vous demande : «Pourquoi le détachez-vous ?» vous répondrez : «Parce que le Seigneur en a besoin». Et tout se passa comme Jésus l’avait dit.

Jésus était-il donc fatigué ? Dans ses marches incessantes, on le sent plutôt très vigoureux, et la journée débutait ; un jour, pourtant, il s’était arrêté pour se reposer près du puits de Jacob, à Sychar en Samarie : il était fatigué, oui, mais il était midi et le soleil était très chaud. Alors, à Bethphagé, Jésus voulait-il donner une solennité à son entrée à Jérusalem ? Peut-être ! Mais pourquoi sur un âne ?

Dans l’Ancien Testament, l’âne est le symbole de la paix, de la vie douce et modeste, comme le cheval est celui de la guerre et du triomphe. Jésus est roi, mais pacifique. Et surtout, on lit dans le prophète Zacharie 9, 9 : «Voici ton roi qui vient à toi : il est juste et victorieux, pauvre et monté sur un âne, un ânon, le petit d’une ânesse.» Jésus donne, par le choix de cette humble monture, le signe qu’il est bien le Messie annoncé. Il veut l’affirmer au moment où tout va jouer à Jérusalem (D’après Daniel-Rops — Jésus en son temps — Réédition 1962-1965).

Comme il mérite d’être aimé, notre Seigneur, tout de douceur et de dignité !

Prière :

Seigneur Jésus, tu nous as montré clairement le Vitellin de notre vie : non à l’arrogance, oui à la douceur, à la paix et la dignité.