Kateri Tekakwita, la sainte iroquoise (fin) – Vendredi 3 avril

Le baptême de Kateri, puis sa première communion en 1677, engendrent des persécutions de la part de sa tribu. Elle aimerait vivre avec d’autres Indiens chrétiens. Avec l’aide du père de Lamberville, elle franchit, en compagnie d’une trentaine de Mohawks convertis, plusieurs centaines de kilomètres, afin de rejoindre la mission chrétienne de Saint-François-Xavier, située au Sault Saint-Louis (aujourd’hui la réserve de Kahnawake).

Dans cette mission, Kateri s’épanouit. Elle fonde à Kahnawake une communauté d’Indiens chrétiens. « Cette jeune fille, toute sauvage qu’elle était, se trouvait si pleine de Dieu, et elle goûtait tant de douceurs dans cette possession, que tout son extérieur s’en ressentait… » (Père Cholenec).

Le 25 mars 1679, le père Frémin permet enfin à Kateri de prononcer officiellement le vœu de virginité, impensable chez les Indiens, même chrétiens. À partir de là, sa vie n’est plus qu’action de grâce ; l’église devient presque son unique demeure. Été comme hiver, avant le soleil, elle se lève à quatre heures du matin et vient s’agenouiller sur le seuil, immobile, en adoration ; elle visite les malades, rassemble autour d’elle les enfants, aide les missionnaires…

Mais à ce rythme, sa santé décline. Elle est contrainte de s’aliter. Les enfants et les jeunes du village viennent la voir pour l’entendre parler de Marie, de Jésus, du « Père qui est dans le ciel » et des saints. Kateri meurt de la tuberculose le mercredi saint 1680 ; elle a vingt-quatre ans.

La tradition affirme que ses cicatrices disparurent pour faire place à un beau visage et qu’à son enterrement de nombreux malades furent guéris. Kateri est canonisée, par Benoît XVI, le 21 octobre 2012 à Rome. L’Église la fête le 17 avril.

Prière :

Oui, Seigneur, tu aimes ce qui est infiniment petit. Apprends-nous l’humilité et la discrétion qui font la grandeur de Kateri, la petite Iroquoise.