«Au nom de Jésus» formule magique ? – Mercredi 1 avril

Il y a dans les Actes des Apôtres, un passage savoureux.

Par les mains de Paul, Dieu accomplissait des miracles et chassait les démons. À Éphèse, ville bien connue pour ses pratiques magiques, des exorcistes ambulants, voyant faire Paul, se servirent du nom de Jésus pour chasser les esprits mauvais : «Je vous adjure, par ce Jésus que Paul annonce, sortez de cet homme.» Mais plutôt que de partir, l’esprit mauvais répliqua : «Jésus, je le connais. Paul, je sais qui c’est. Mais vous autres, qui êtes-vous ? » et se jetant sur les exorcistes, l’homme en qui était l’esprit mauvais leur donna une telle raclée qu’ils s’enfuirent nus et blessés. (Cf Actes des Apôtres 19, 11-16)

Oui, ces exorcistes, qui n’avaient pas cru à la prédication de Paul, s’étaient servis du nom de Jésus comme d’un sésame.. Mais ne rions pas trop vite de ces usurpateurs.
Quand je prie, ne m’arrive-t-il pas de vouloir mettre le nom de Jésus à mon service ?
Parfois, ma prière n’est-elle pas destinée à influencer Dieu ?
Ne m’arrive-t-il pas de réciter des prières réputées pour «marcher à tous les coups» ?
Si je reçois une chaîne de prière, qu’il faut réciter X fois et envoyer à X personnes sous peine de l’arrivée d’un malheur, quelle sera mon attitude ?

Non, la prière n’est ni magie ni marchandage. C’est beaucoup plus simple et beaucoup plus vrai. La prière est un dialogue ; elle nourrit notre amitié avec Jésus-Christ. Devenir l’ami du Christ, c’est être en communion avec Dieu incarné en Jésus. Prier, c’est donc un cœur à cœur avec Dieu, c’est l’attitude d’un fils pour son père, d’un ami pour son ami. Pas de tricherie dans la prière. Et si je reçois une chaîne de prière, j’en parlerai à un autre chrétien ou à un prêtre en qui j’ai  confiance.

Prière :

Seigneur Jésus, je sais que tu m’aimes, fais-moi grandir dans ton amitié. Et, dans la joie que me donne ton amour, que je sache aimer les autres avec la même gratuité et la même miséricorde que les tiennes.