Kateri Tekakwita, La Sainte iroquoise – Vendredi 27 mars

C’est au cœur de la nouvelle France, à Ossernon — aujourd’hui Auries ville dans l’état de New-York — qu’en 1656 naît la petite Tekakwita. Sa maman, chrétienne, est algonquine et son papa, chef du village, est iroquois. Elle a quatre ans quand une épidémie de variole ravage son village. Ses parents et son jeune frère meurent. Tekakwita survit, mais son visage a d’importantes cicatrices et sa vue en est très affectée. On la nomme alors : ‘Celle qui avance en hésitant’ : Tekakwita.

La jeune indienne a gardé dans sa mémoire les chants et les prières que lui a appris sa maman, ‘Fleur-de-la-prairie’. Dans le silence de la forêt, elle aime la retrouver, grâce au ‘Grand-Esprit’ et elle prie ce Dieu qu’elle connaît à peine. Déjà, il est l’unique dans son cœur. Elle refuse plusieurs demandes en mariage, car elle veut être pleinement unie à lui. Les siens ne la comprennent pas.

Que c’est beau l’humble présence de Dieu dans le cœur de cette fillette !

Un jour, des missionnaires jésuites décident de s’installer au village. Tekakwita se lie avec le père Jacques de Lamberville, qui dirige la mission. En 1673, elle lui fait part de son désir de recevoir le baptême. Très vite, le prêtre est touché par le courage et la pureté de cette jeune fille.

À Pâques 1676, Tekakwita reçoit le baptême sous le nom de Catherine (Kateri) en l’honneur de Catherine de Sienne, mystique italienne du Me siècle ; elle a vingt ans.

Kateri manifeste une ferveur particulière pour le Saint-Sacrement, devant lequel elle se tient une grande partie de la journée.
Elle aime aussi prier dans sa chère forêt. Elle prie pour ses frères indiens, dont certains la persécutent et la calomnient à cause de sa foi.

(à suivre)

Prière :

Seigneur Jésus, comme Kateri, je souhaite être à l’écoute de ta présence dans mon cœur.